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Justice

Jacqueline Sauvage était une victime.

25 septembre 2018

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Jacqueline Sauvage était une victime.

Un long calvaire raconté en images. Visage fermé, parole muselée. L’affaire Jacqueline Sauvage a laissé des traces. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son mari.

La Cour d’assises l’a condamné par deux fois à dix ans d’emprisonnement. Axer le procès sur la question de la légitime défense est une hérésie. Comme si l’action ne durait qu’une poignée de secondes quand le supplice s’étendait sur des années. Tous savaient, mais ils se sont tus. Un silence complice qui traduit notre approbation et des témoins qui ne figurent pas dans le box des accusés. Ce sont eux les vrais coupables !

On parle d’assassinat : les mots sont forts et reflètent une incompréhension. Défendre l’indéfendable est en soi impossible. L’individu ressent les choses, selon son vécu et sa sensibilité. En condamnant son geste, on oublie la violence – physique et psychologique – de son bourreau. Les mots, l’emprise et l’intimidation sont plus forts que les coups. Une répétition qui détruit progressivement l’être humain de l’intérieur.

Jacqueline Sauvage n’a pas retiré une vie, elle a repris celle qui était la sienne. Elle l’a tué mais elle l’aimait. Elle l’a fait par amour, par amour de vivre.

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