Interdit d’interdire.

“Messieurs les censeurs” est la formule d’usage employée régulièrement par ces soi disantes victimes des médias. La liberté d’expression brandie en étendard, sous couvert de courants de pensée minoritaire, qu’un insidieux système corrompu tenterait par tous les moyens de faire taire.

La lettre ouverte de Michel Onfray sur le doigté et son fondement, qui évoque un Président “ravi jusqu’au plus profond par un beau black bodybuildé” a de quoi choquer. Sa vision scabreuse sur la notion d’Emmanuel Macron et sa souveraineté populaire n’est pas du meilleur goût. Si l’évocation d’une “intromission dans notre intimité sans consentement” n’est pas sans rappeler le viol, il demeure inacceptable de mettre sur le même plan un fait grave de société et un désaccord politique.

L’allusion stéréotypée envers la communauté homosexuelle qualifiée de “brochette d’individus férus de ce subtil langage” est des plus abjectes quand l’on connaît – un temps soit peu – le sort réservé à ces personnes dans le monde.

Si derrière ces propos apparaissent une désapprobation de la baisse des APL, un questionnement sur les activités de banquier de l’ex-candidat à Rothschild ou sa levée de fonds à Las Vegas, il n’était certes pas utile de stigmatiser et d’invectiver de la sorte pour s’exprimer.

Peut-on tout dire au nom de la liberté d'expression ?

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