Les images sont révoltantes. Si la scène ne dure qu’une poignée de secondes, les conséquences seront bien plus longues à surmonter. Marie Laguerre est une jeune femme courageuse. Après les printemps arabes, il y aura eu #MeToo. Deux combats certes différents, mais une recherche commune : la liberté.

En Iran, 29 femmes ont été arrêtées par la police pour s’être prise en photo dépourvues de leur voile. Au Brésil, l’émoi suscité autour de Tatiane Spitzner battue à mort par son mari est en train de changer les mentalités de la population, aux États-Unis, l’acteur Bill Cosby a été incarcéré puis condamné pour agression sexuelle et en France, l’affaire Jacqueline Sauvage diffusée sur nos écrans montre une vérité (in)visible.

L’initiative de Marie rappelle l’action #MyCameraIsMyWeapon, où les Iraniennes diffusent en direct sur Facebook les agresseurs leur ayant vociféré des insultes. Un téléphone comme arme, la vidéo pour preuve et les réseaux sociaux en amplificateurs.

Désormais, les violences verbales, morales ou physiques ne peuvent plus être niées. Instantanément diffusées et publiquement dénoncées, la honte a changé de camp. Le chemin est encore long et la Justice hélas trop clémente. Au sentiment prévalant d’impunité, s’érige à présent une vague mondiale d’insurrection.

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